Multiples et diviseurs

Ce que « multiple » veut dire

Un entier aa est un multiple de bb lorsqu'on peut écrire aa comme un produit de bb par un autre entier :

a=b×kpour un entier k.a = b \times k \qquad \text{pour un entier } k.

Autrement dit : bb « tient un nombre entier de fois » dans aa, sans reste. C'est exactement la division euclidienne de reste 00, vue à la leçon sur la multiplication et la division.

Les multiples de 44 sont donc 00, 44, 88, 1212, 1616, 2020, …\dots, et aussi, du côté des relatifs, −4-4, −8-8, −12-12, …\dots Dans cette leçon, on travaille avec les entiers positifs, plus 00 : les signes ne changent rien à l'idée, et les compliquent seulement.

Attention au piège. 00 est un multiple de tout entier b≠0b \neq 0, parce que 0=b×00 = b \times 0. Ce n'est pas un oubli de la définition : un reste nul est un reste nul. En revanche, on ne dit jamais qu'un nombre est multiple de 00, car la division par 00 n'existe pas.

ExerciceÉtape 1/5

Reconnaître un multiple

Lequel de ces nombres est un multiple de 55 ?

Diviseurs : l'autre face de la même relation

On dit que bb est un diviseur de aa, ou que bb divise aa, lorsque aa est un multiple de bb. La notation b∣ab \mid a se lit « bb divise aa ».

Les deux phrases décrivent la même relation, lue dans les deux sens :

  • 1515 est un multiple de 33 ;
  • 33 est un diviseur de 1515 ;
  • 3∣153 \mid 15.

Un contrôle utile. Si vous hésitez entre « multiple » et « diviseur », regardez lequel des deux nombres est le plus grand (parmi les positifs). Le multiple est toujours un multiple du plus petit : 1515 est multiple de 33, pas l'inverse. L'exception est a=ba = b, où les deux rôles coïncident.

Deux diviseurs sont toujours présents, pour tout entier a>0a > 0 : 11 divise aa, et aa se divise lui-même. Oublier l'un des deux est l'erreur la plus fréquente quand on dresse la liste.

ExerciceÉtape 1/5

Reconnaître un diviseur

Lequel de ces nombres est un diviseur de 2424 ?

ExerciceÉtape 1/5

Le lien entre multiples et diviseurs

Si 5∣355 \mid 35, alors 3535 est…

Dresser la liste sans en oublier

Pour lister les diviseurs de nn, on ne parcourt pas tous les entiers jusqu'à nn. On cherche des paires (k, n/k)(k,\, n/k) : dès que kk divise nn, le quotient n/kn/k est un diviseur lui aussi. Il suffit d'aller jusqu'au moment où kk dépasse n/kn/k, parce qu'au-delà les paires se répètent en ordre inverse.

Lister les diviseurs par paires

On parcourt les entiers depuis 1. Dès que l'un d'eux divise 12, son complément 12÷ k est un diviseur lui aussi. On s'arrête dès que k dépasse le complément : après, les paires se répètent en ordre inverse.

Changez de nombre pour voir une paire « carrée » et un nombre premier.

  • 1×12= 12
  • 2×6= 12
  • 3×4= 12

Les diviseurs de 12 sont 1, 2, 3, 4, 6, 12 (6 au total).

Chaque paire correspond à une écriture 12= a × b. On n'oublie jamais 1 et 12 eux-mêmes : ce sont la première et la dernière paire.

Quand nn est un carré parfait, une paire est un même nombre écrit deux fois (4×4=164 \times 4 = 16) : on ne le compte qu'une fois. Quand nn n'a qu'une seule paire et qu'elle commence par 11, nn n'a que deux diviseurs : c'est un nombre premier, et c'est le sujet de la leçon qui suit.

Ce que cette leçon ne dit pas encore. Savoir qu'un nombre en divise un autre ne dit pas comment le voir sans calculer. Les critères de divisibilité, juste après, évitent précisément la division posée. Le PGCD, un peu plus loin, sert à simplifier les fractions sans énumérer tous les diviseurs communs.