Addition et soustraction des entiers
Additionner, c'est réunir
L'addition consiste à réunir deux quantités. On note le résultat obtenu en combinant et . L'opération s'appelle l'addition et son résultat s'appelle la somme.
Additionner à la main
Pour additionner à la main, on aligne les chiffres par rang : les unités sous les unités, les dizaines sous les dizaines. C'est ce qui rend le calcul possible colonne par colonne.
Changez les valeurs ci-dessus : le calcul se met à jour.
On aligne les chiffres et on additionne. Avec des nombres entre et , un seul chiffre suffit souvent pour le résultat.
- 3 + 2 = 5 → on écrit 5
Avec des chiffres un peu plus grands, la somme d'une colonne peut dépasser . Or une colonne ne peut contenir qu'un seul chiffre : on garde donc les unités sur place et on reporte la dizaine dans la colonne suivante. C'est la retenue.
Changez les valeurs ci-dessus : le calcul se met à jour.
Avec des chiffres entre et , la somme d'une colonne dépasse souvent . On écrit le chiffre des unités et on reporte la retenue au-dessus de la colonne suivante.
- centaines : 7 + 8 = 15 → on écrit 5, retenue 1
- dizaines : 0 + 0 + retenue 1 = 1 → on écrit 1
Pour des nombres plus grands, le principe ne change pas : on additionne colonne par colonne en reportant les retenues.
Changez les valeurs ci-dessus : le calcul se met à jour.
On aligne les chiffres colonne par colonne, de droite à gauche. Si la somme dépasse , on reporte une retenue.
- dizaines : 7 + 8 = 15 → on écrit 5, retenue 1
- unités : 4 + 3 + retenue 1 = 8 → on écrit 8
Changez les valeurs ci-dessus : le calcul se met à jour.
Même méthode qu'avec deux chiffres : on additionne colonne par colonne en reportant les retenues.
- centaines : 7 + 8 = 15 → on écrit 5, retenue 1
- dizaines : 4 + 3 + retenue 1 = 8 → on écrit 8
- unités : 1 + 0 = 1 → on écrit 1
Les propriétés de l'addition
L'addition possède trois propriétés qui servent à calculer plus vite :
- commutativité : on peut changer l'ordre, ;
- associativité : on peut regrouper comme on veut, ;
- élément neutre : ajouter zéro ne change rien, .
Exemple. Pour calculer , la commutativité et l'associativité permettent de commencer par , puis . Le résultat est le même, le calcul est plus simple.
Propriétés de l'addition
Sans tout recalculer, que vaut si l'on sait que ?
Pratiquer l'addition
Combien font ?
Soustraire, c'est retirer ou comparer
La soustraction répond à deux questions qui n'en font qu'une :
- retirer : il reste combien si on enlève à ?
- comparer : quel est l'écart entre et ?
Le résultat s'appelle la différence. On dit aussi que est le complément de pour atteindre , ce qui donne un moyen de vérifier tout calcul : si , alors doit redonner .
Attention au piège. La soustraction n'est ni commutative ni associative : mais ne vaut pas . On ne peut donc pas changer l'ordre des nombres comme dans une addition.
Le sens de la soustraction
Camille avait billes et en a donné . Quel calcul donne le nombre de billes restantes ?
Soustraire à la main
On aligne les rangs comme pour l'addition, puis on soustrait colonne par colonne en partant de la droite. Quand le chiffre du haut est trop petit, on emprunte une dizaine à la colonne de gauche : c'est l'exact symétrique de la retenue.
Changez les valeurs ci-dessus : le calcul se met à jour.
Une colonne ne suffit pas : on emprunte une dizaine à la colonne de gauche.
- 2 est trop petit pour retirer 7 : on emprunte une dizaine, ce qui donne 12 − 7 = 5
- 5 − 1 − 2 = 2
- Contrôle : 25 + 27 = 52, on retrouve bien 52.
Un contrôle utile. Après chaque soustraction, additionnez la différence et le nombre retiré : vous devez retrouver le nombre de départ. Cette vérification, faite en deux secondes, détecte la quasi-totalité des erreurs d'emprunt.
Pratiquer la soustraction posée
Combien font ?
Écrivez seulement un nombre, avec une virgule ou un point pour les décimales : 12,5 ou 12.5. Les fractions et les unités ne sont pas acceptées.